A.D.O.H.E
Le bien-être pour tous, avec Asso-Web
HISTOIRE
L'histoire du TOGO a été marquée par la colonisation, tout d'abord par les Portugais, les Allemands à partir de 1883, puis les Français à partir de 1919, avant d'aboutir à l'indépendance en avril 1960.
Sommaire
PREHISTOIRE
On a découvert dans l'ensemble du pays, des objets lithiques (meules, broyeurs, pierres taillées, etc.) et des perles de pierre notamment dans le Nord du pays où la nature du terrain, plus sec et plus dégagé, les rendent plus visibles. Les études préhistoriques restent encore insuffisantes et ne sont pas encore assez nombreuses, pour permettre de faire précisément un lien avec les cultures voisines. Cependant, on a réussi à retrouver de nombreuses traces d'anciens fourneaux ainsi que de scories permettent d'affirmer l'intensité de l'activité métallurgique dans le centre. De plus, on sait que les forgerons exportaient le fer extrait des minerais de la région jusqu'à la ville de Kano au Nigeria. Quelques-uns de ces hauts-fourneaux mesuraient jusqu'à trois ou quatre mètres de hauteur, servant aux Bassari à réduire le minerai de fer afin de fabriquer des outils et des armes qu'on utilisait encore à la veille de l'indépendance.
HISTOIRE DU PEUPLEMENT DU TOGO
Les Bassari, les Tamberma et les Kabyé se trouvaient déjà dans les régions montagneuses lorsque arrivèrent de nouvelles populations déplacées par les événements qui déstabilisèrent durablement l'Afrique occidentale comme la Traite des noirs,
|
TRAITE DES NOIRES
|
L’introduction de fusils ou encore les apports des colporteurs musulmans parlant haoussa et qui islamisèrent les savanes du nord du pays. Ces derniers fondèrent certaines villes qui portent encore des noms haoussa comme Sansanen Mango qui signifie le "Camp du manguier" et Gerin Kouka dire la "Ville du baobab. De plus, la plus ancienne ville du sud du pays porte un nom haoussa : Ba Guida qui signifie "Pas d'habitation". Dans le Nord, les Gourma furent donc islamisés et les Kotokoli s'installèrent autour de Sokodé ; les Tyokossi s'installèrent dans la région de Mango. Le centre et le sud du pays subirent les conséquences de la montée en puissance des Bariba du Bénin ainsi que du royaume de Dahomey et des Ashantis du Ghana. Réfugiées dans leurs montagnes, les populations locales résistèrent cependant aux razzias que subirent leurs voisins. Dans le Sud, les populations venues de l'Est, à l'exemple des Ewés originaires d'Égypte, s'installèrent en vagues successives à partir du XVe siècle, après avoir traversé le Nigéria et le Bénin, au moment même où les portugais débarquèrent sur la côte. Les Éwés s'établirent autour de Tado, près de Notsé, au siècle suivant. Leur roi, Agokoli, fit édifier une enceinte faite d'argile pour protéger Notsé des réfugiés affluant du Nord. Au XVIIe siècle, parce qu'ils étaient devenus trop nombreux, les Éwés se sont dispersés dans l'Ouest, jusqu'à la rive gauche de la Volta.
COLONISATION ET CONQUETES ALLEMANDES
Dès cette époque commencèrent les missions catholiques auxquelles les protestants ne réagirent qu'au XVIIe siècle. Puis, les Portugais pratiquèrent rapidement un commerce actif et la traite négrière se développa le siècle suivant, autour du comptoir nommée Petit-Popo (actuel Aného). Au XVIIIe siècle, les Danois venus de Christianenborg (l'actuelle Accra), s'implantèrent à leur tour. Ils furent suivis, à partir des années 1780-1800, par des groupes de Hollandais, par de nombreux « Brésiliens », des anciens esclaves libérés et rapatriés du Brésil ou des descendants de Portugais installés au Togo, qui participèrent aux échanges côtiers. Francisco Félix de Sousa, qui s'établit à Petit-Poto (futur chacha du Dahomey, l'actuel Bénin), fit fortune dans le commerce du tabac, du rhum, des tissus et dans la traite des esclaves. En 1880, le Togo actuel n'existait pas encore. Les Britanniques et les Français, occupant respectivement la «Gold Coast» (actuellement le Ghana) et le Dahomey (actuellement le Bénin), installèrent des postes douaniers à leurs frontières, d'où ils tiraient l'essentiel de leurs ressources, prélevées sur des produits tels le tabac et l'alcool. En 1883, le chancelier allemand Bismarck décida d'imposer un protectorat sur le Togo. L'année suivante, l'explorateur allemand Gustav Nachtigal signa un «traité de protectorat» le 5 juillet 1884 sur la plage de Baguida, avec le chef du lac Togo, Mlapa III de Togoville, représentant l’autorité religieuse du Togo, qui donna son nom au pays. C'est en 1885, lors de la conférence de Berlin qui délimita les zones d'influence économiques européennes en Afrique, que la côte togolaise fut officiellement attribuée à l'Allemagne.Comme les autres puissances coloniales de l'époque, l'Allemagne s'empressa de faire valoir ses droits sur l'arrière-pays, ainsi elle annexa rapidement, en à peine quelques années 85 000 km² de territoires. Les Allemands fondèrent le port de Lomé et mirent en place une économie de plantations, en particulier dans la région de Kpalimé, propice à la culture du cacao et du café.
|
ALLEE MENANT AU PALAIS DU GOUVERNEUR (1904)
|
Mais, l'arrivée des Allemands se heurta à une forte résistance de la part des Africains. Des accords furent signés avec certains royaumes, mais la révolte des Kabyé (1890) et celle des Konkomba (1897-1898) furent matées violemment. Toutefois, les révoltes ne cessèrent d'augmenter en intensité surtout lorsque les occupants allemands s'enfoncèrent à l'intérieur des territoires du Togo conquis. L'Allemagne encouragea ses citoyens à s'installer dans la colonie togolaise appelée le Togoland, en leur offrant des concessions à des conditions très avantageuses. Elle fit également construire les infrastructures nécessaires à l'exploitation du Togo, comme des lignes de chemin de fer, en recourant massivement aux travaux forcés. Les Allemands en firent une Musterkolonie (une « colonie modèle ») où devaient régner l'équilibre, la prospérité et la bonne gestion, mais où la langue allemande n'était pas imposée aux populations locales. Certains responsables allemands ne désiraient pas transmettre la langue et la culture allemandes, car ils considéraient que les noirs n'étaient ni dignes, ni capables de bénéficier d'une "telle éducation". En matière de formation scolaire, le Togo allemand mit en place des écoles gérées par des missions catholiques et protestantes. Vers, 1910, le pays comptait 163 établissements scolaires évangéliques et 196 catholiques. Les catholiques avaient créé aussi un centre de formation pour les enseignants.
|
CORPS EXPEDITIONAIRE ANGLAIS AU TOGO EN 1914
|
Les missionnaires, tant catholiques que protestants, privilégiaient l'enseignement «en langue indigène» pour mieux convertir les «païens» à leur religion. Par exemple, la Mission de Brême assurait l'enseignement primaire entièrement en éwé, tandis que la formation supérieure était surtout dispensée en anglais, très rarement en allemand. Ainsi, dans l'ensemble, les missionnaires n'imposèrent jamais la langue allemande. L'influence de la langue allemande demeura presque nulle chez les Togolais. Les autorités allemandes tentèrent bien d'organiser le partage de la nouvelle colonie entre les missions chrétiennes et de n'autoriser que la présence de missionnaires de nationalité allemande, mais elles se désintéressèrent rapidement de la question scolaire. En 1913, on ne comptait que quatre écoles publiques (Regierungschulen), qui rassemblaient 341 élèves, comparativement à 348 écoles confessionnelles qui en recevaient plus de 14 000. Ce furent les seuls établissements d'enseignement où l'on enseignait en allemand. Dans les petites écoles primaires, l'enseignement en éwé est toujours resté prépondérant. Après le début de la Première Guerre mondiale, une opération conjointe franco-britannique força les Allemands, retranchés à Atakpamé (capitale de la région des Plateaux), à capituler dès le mois d'août 1914. Le gouverneur allemand Adolphe-Frédéric de Mecklembourg (1912-1914) dut quitter le Togo.
LE TOGO SOUS MANDAT FRANÇAIS
Les Français et les Britanniques se partagèrent l'occupation du territoire, une décision qui fut confirmée le 10 juillet 1919. Le Togo devint alors un mandat de la Société des Nations (SDN), partagé entre la française (le nord appelé le «Togo français») et britannique (l'ouest appelé le «British Togo»).
|
|
Le Togo français obtint une superficie de 56 600 km², le Togo britannique, 33 800 km². Avant la Première Guerre mondiale, le Togo avait une superficie de 90 500 km². On peut dire que le Togo est le seul pays d'Afrique à avoir vécu sous colonisation allemande, sous domination britannique et enfin sous mandat français. Par crainte que les Togolais restent loyaux à l'Allemagne, les Français firent en sorte de supprimer toute trace de la colonisation allemande. Tout en appliquant un régime plus souple, ils réduisirent à néant l'influence des Togolais instruits par les Allemands et interdirent l'usage de la langue allemande, notamment aux missionnaires alsaciens et lorrains. Le français devint la langue officielle du Togo et l'enseignement public se fit seulement dans cette langue. À l'inverse des Allemands qui n'avaient pu définir, ni appliquer une politique linguistique cohérente, les Français imposèrent sans ambiguïté la langue française. Dès 1915, l'allemand fut interdit dans leur zone, puis ce fut le tour de l'anglais à partir de 1920. L'arrêté de 1922, qui organisait le secteur scolaire public et assurait le contrôle des écoles confessionnelles, imposa le français comme seule langue admise dans les écoles. Publié dans le Journal Officiel du Togo, son article 5 stipulait cette disposition sans équivoque : «L'enseignement doit être donné exclusivement en français. Sont interdits les langues étrangères et les idiomes locaux». Les langues étrangères visées étaient l'allemand et l'anglais, les «idiomes locaux» (qui n'avaient pas droit au titre de «langue») étaient les langues togolaises. Les Français croyaient que, en raison du grand nombre des langues togolaises, il était inutile et impossible d'en choisir une comme «langue de communication» au détriment des autres, sans provoquer des conflits de préséance entre les ethnies. Ils croyaient surtout que les langues africaines étaient trop «primitives» et «inaptes à l'enseignement», c'est-à-dire tout le contraire du français décrit comme «supérieur». De leur côté, les Togolais n'ont pas semblé à ce moment-là porter un grand intérêt au problème de leurs langues nationales. Seules les communautés religieuses restaient préoccupés par l'enseignement en éwé dans les écoles.
VERS L'INDEPENDANCE
La Seconde Guerre mondiale arrive à un moment où, dans l'ensemble, le Togo est paisible. Après l'armistice signé en juin 1940, le pays est placé sous le contrôle du Régime de Vichy. La frontière avec l'ancien Ghana (la Gold Coast) est fermée, et les approvisionnements deviennent rares. L'une des premières conséquences du débarquement en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942, est l'internement des commerçants anglophiles, dont Sylvanus Olympio, cependant comme l'Afrique-Occidentale française (AOF) rentre en guerre, les frontières s'ouvrent petit à petit, et les suspects sont libérés. En 1945, la Charte des Nations unies va établir un régime de tutelle visant à "Favoriser l'évolution des populations vers la capacité de s'administrer eux mêmes; Développer le sentiment de l'indépendance. Encourager le respect des Droits de l'homme et des libertés fondamentales, sans distinction de race, de sexe, ou de religion". Le Togo fut, par la suite, un des premiers pays, à se doter d'institutions politiques et électorales. Les partis politiques togolais travaillèrent activement à l'évolution du statut du pays mais se divisèrent en deux camps, opposés dans leurs objectifs :
En 1956, le premier ministre qui est le chef du gouvernement est désormais élu par l'Assemblée nationale, et la république autonome dispose de pouvoirs de plus en plus larges. La même année, à l'issue d'un référendum, le Togo britannique fut incorporé à la Côte-de-l'Or (ou «Gold Coast»), qui devint le Ghana au moment de son indépendance en 1957. Les Éwés refusèrent ce choix qui consacrait la partition de leur peuple, dont le territoire s'étendait avant la colonisation européenne de Notsé aux rives de la Volta. Cet éclatement nourrit par la suite des tensions périodiques entre le Ghana et le Togo. Le CUT remporte une écrasante victoire le 27 avril 1958, et Sylvanus Olympio, son chef, est ainsi élu Premier Ministre de la République. En 1958, un nouveau référendum, organisé sous l'égide de l'Organisation des Nations unies (ONU), permit au Togo français d'accéder à l'autonomie, en tant que république, au sein de la Communauté française En février 1960, Sylvanus Olympio, refusa l'offre du Président ghanéen, Kwame Nkrumah, d'unir les deux pays.
|
MONUMENT DE L'INDEPENDANCE A LOME
|
INDEPENDANCE DU TOGO
Le Togo devient indépendant, le 27 avril 1960 et obtient un siège à l'ONU en septembre de la même année et Sylvanus Olympio est élu Président de la République Togolaises. Suite L’HISTOIRE DU TOGO : cf. : Histoire_du_Togo.